Lundi 17 août 2009




1. Qu’est-ce que la psychologie sociale ?

1. 1. L’objet d’étude de la psychologie

sociale :

􀂾

Analyser le comportement de l’individu « sain d’esprit », de « Monsieur Toutlemonde »

􀂾

Expliquer ce comportement en référence :

o

Aux interactions sociales

o

Au contexte social

o

Au caractéristiques propres de l’individu

􀂃

La relation entre ses propres comportements, cognitions et émotions

􀂃

Le rôle de l’identité psycho-sociale

La psychologie sociale est le domaine d’étude qui analyse la façon dont les comportements, cognitions (pensées) et affects (émotions ou sentiments) de l’individu sont influencés par le comportement et les caractéristiques des autres, les caractéristiques de la situation dans laquelle l’individu est inséré ainsi que par ses propres caractéristiques psychologiques et sociales.

1.2. Les caractéristiques de la psychologie sociale

à l’intersection de la psychologie et de la sociologie

􀂾

Un domaine de recherche interdisciplinaire :

􀂾

Une science : basée sur des recherches utilisant des méthodes scientifiques

􀂾

Une science explicative :

o

Comprendre le comportement, l’expliquer, voire le prédire ⇒ recherche fondamentale

o

Agir sur le comportement pour résoudre certains problèmes sociaux ⇒ recherche appliquée

1.3. Les domaines de recherche en psychologie sociale

􀂾

Intra-individuel (par exemple les attitudes)

􀂾

Inter-individuel (par exemple le comportement agressif)

􀂾

Intra-groupe (par exemple la prise de décision en groupe)

􀂾

Inter-groupes (par exemple la discrimination)

􀂾

Phénomène intra-groupe

􀂾

Pression implicite

􀂾

Pas de rapport hiérarchique source-cible d’influence

2.1.1. L’expérience de Asch

􀂾

Groupe composé de 7-9 compères + 1 sujet « naïf »

􀂾

 

Tâche (réponse évidente) :

􀂾

Réponses des personnes à tour de rôle, à haute voix

􀂾

Sujet naïf en avant-dernière position

􀂾

 

Dans la situation expérimentale, les participants se rallient à la mauvaise réponse donnée par les compères dans 33% des cas.

18 essais ; dans 12, les compères donnent une mauvaise réponse de manière unanime

?

2.1.2. Comment expliquer le conformisme ?

A. L’unanimité plaide en faveur de l’exactitude

B. Crainte de la désapprobation sociale

Influence

informationnelle

Influence

normative

2.1.3. Les facteurs qui influencent le conformisme

2. 2. L’innovation

Innovation = influence provenant d’une

􀂾

Caractéristiques de la tâche

o

difficulté de la tâche

o

ambiguïté de la tâche

􀂾

Caractéristiques de la personne (cible d’influence)

o

caractéristiques personnelles : confiance en soi

o

caractéristiques sociales : culture, sexe

􀂾

Caractéristiques du groupe (source d’influence)

o

taille du groupe

o

unanimité du groupe

􀂾

Relations entre la personne et le groupe

o

attrait du groupe

o

statut de l’individu au sein du groupe

o

interdépendance des individus au sein du groupe minorité

(Conformisme = influence majoritaire)

2.2.1. L’expérience de Moscovici, Lage et Naffrechoux (1969)

Phase 1 :

Phase 2 :

Condition nécessaire pour qu’il y ait influence minoritaire :

un comportement

􀂾

tâche : juger la couleur et l’intensité lumineuse de 6 diapositives bleues

􀂾

groupes expérimentaux composés de 4 sujets naïfs et 2 compères

􀂾

réponses des personnes à tour de rôle, à haute voix

􀂾

compères répondent en position 1 et 2 ou 1 et 4

􀂾

les compères donnent systématiquement une mauvaise réponse pour la couleur : vert au lieu

􀂾

 

Dans la situation expérimentale, les participants se rallient à la mauvaise réponse donnée par les compères dans 8,25% des cas (contre 0,25% dans les groupes contrôle).

groupes contrôle composés de 6 sujets naïfs ; réponses données par écrit

􀂾

mêmes participants que lors de la première phase

􀂾

 

Dans la situation expérimentale, le seuil de détection du vert était plus faible que dans le groupe contrôle

tâche : juger la couleur de pastilles plus ou moins bleues ou plus ou moins vertes consistant = développer une position cohérente, ne pas se contredire

o

sur le plan intra-individuel : consistance interne

o

sur la plan inter-individuel : consistance sociale

2.2.2. Comment expliquer l’influence minoritaire ?

Consistance interne

(intra-individuelle)

Consistance

sociale

(inter-individuelle)

Un individu intimement convaincu par ce qu’il dit

Une position valide

4 niveaux d’analyse :

2. L’influence sociale

2. 1. Le conformisme

1. Qu’est-ce que la psychologie sociale ?

2. L’influence sociale

2.1. Le conformisme

2.2. L’innovation

2.3. L’obéissance

2.4. La dissonance cognitive et le changement d’attitudes

3. La perception et la cognition sociale

3.1. La formation des impressions

3.2. Catégorisation, stéréotypes et perception sociale

3.3. L’attribution causale

4. Les relations intergroupes : Préjugés et discrimination 

Stéréotypes

=

par les membres d’un groupe social

Croyances concernant les caractéristiques partagées

Préjugés

=

à l’égard des membres d’un groupe social

sur la simple base de leur appartenance à ce groupe

Attitudes, généralement négatives

Discrimination

=

à l’égard des membres d’un groupe social

sur la simple base de leur appartenance à ce groupe

Comportements, généralement négatifs,

Discrimination négative

positive

Défavoriser

(dévaloriser, désavantager)

Traitement de faveur (survaloriser, privilégier)

du groupe d’appartenance de cet individu

d’un individu sur la base de son appartenance à un groupe social


4.2. La théorie du bouc émissaire (Dollard)

Frustration

= impossibilité d’atteindre ses objectifs

Agression

Discrimination

envers

la source

de la frustration

envers

des cibles « faciles »

= boucs émissaires

envers

des groupes minoritaires


4.3. Le conflit réel (Sherif)

Compétition

= intérêts réciproques incompatibles

Coopération

= interdépendance des intérêts

Relations

Discrimination

conflictuelles

Relations

amicales

4.4. Conduites discriminatoires et identité sociale (Sherif)

4.4.1. Les expériences sur le groupe minimal

Répartition des participants en « groupes minimaux » amateurs de Klee

amateurs de Kandinsky

Attributions de récompenses respectives à deux autres sujets

dont on ne connaît que l’appartenance catégorielle

à partir de matrices du style suivant : Sujet A (Klee)

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

Sujet B (Kandinsky)

13

12

11

10

9

8

7

6

5

4

3

2

1

Résultats :

    􀂾

    Les sujets avantagent le membre de l’endogroupe

    􀂾

    Ils privilégient la différence au détriment du gain absolu

    􀂾

    Ils ne choisissent pas des solutions extrêmes

    4.4.2. La théorie de l’identité sociale

    Notre identité se définit en partie à travers nos appartenances à divers groupes sociaux.

    Le biais pro-endogroupe permet :

      􀂾

      de définir son identité (sociale) en se différenciant d’autrui (traiter différemment son groupe par rapport à un autre groupe)

      􀂾

      de construire et préserver une identité sociale positive (valoriser son groupe pour se valoriser soi-même en tant que membre de ce groupe)
      Par LA LUMIERE - Publié dans : Developpement personnel
      Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
      Retour à l'accueil

      Présentation

      Créer un Blog

      Recherche

      Calendrier

      Novembre 2009
      L M M J V S D
                  1
      2 3 4 5 6 7 8
      9 10 11 12 13 14 15
      16 17 18 19 20 21 22
      23 24 25 26 27 28 29
      30            
      << < > >>
      Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus